C’est la faute du premier ministre!
Le français est « une langue belle avec des mots superbes », mais qui comporte son lot d’exceptions, d’anomalies et d’irrégularités. En 1990, à la demande du premier ministre français, linguistes et grands lexicographes se rassemblent et proposent des façons de simplifier la graphie de certains mots causant maux de tête et questionnements. Rapidement, ceux-ci sont acceptés par l’Académie française et passent désormais à l’usage.
Et aujourd’hui?
Cela dit, aujourd’hui, bien que ces mots soient recommandés, l’orthographe que nous leur connaissons depuis toujours est encore de mise et n’est d’aucune façon considérée comme fautive. Ainsi, nous pouvons écrire événement (graphie traditionnelle) ou évènement (graphie rectifiée), connaître ou connaitre,
nénuphar ou nénufar.
Et à l’école?
Sachez qu’au Québec, les enseignants qui choisissent d’enseigner la nouvelle orthographe le font de leur propre gré. Toutefois, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec tient maintenant compte des rectifications dans la correction des examens de fin d’année.
Bref, bien que les rectifications orthographiques touchent environ 5 000 mots pour la plupart peu utilisés, elles ne constituent pour l’instant que des propositions et concernent en moyenne un mot par page rédigée. Même si elles sont officielles, elles n’ont pas de caractère obligatoire. Nous sommes encore dans une période de transition pendant laquelle les deux graphies sont admises. Faites votre choix! L’important, c’est d’être constant tout au long de vos écrits.
À vos plumes!













